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Le défi de la NASH

NAFLD et la NASH sont des maladies mondiales qui se sont répandus dans de nombreux pays développés. Associées à une mauvaise alimentation et à un mode de vie sédentaire, elles touchent un quart de la population mondiale, dont près d’un quart des adultes européens.

L’épidémie est particulièrement grave aux États-Unis, où l’on estime que 35 à 40 % de la population souffre de stéatose hépatique, dont 12 % de véritable NASH, qui devient la première cause de cirrhose, de cancer  et de transplantation du foie.

De nombreux médicaments sont en cours d’évaluation. Plusieurs médicaments visant à réguler les troubles métaboliques, l’inflammation et/ou la fibrose peuvent être utilisés contre la NASH. Le premier médicament commercialisé par Intercept (acide obeticholique), sera bientôt disponible.

Ces nouveaux médicaments seront probablement utilisés en association pour améliorer leur efficacité. Toutefois, ces traitements ne peuvent à eux seuls résoudre le problème de la NASH. La lutte contre le NASH est avant tout une lutte contre la malbouffe, la sédentarité et le stress. Elle nécessite une approche individualisée ainsi qu’une sensibilisation aux effets néfastes de l’hyperconsommation.

NASH du sujet mince

La stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD) est généralement associée à l’obésité et elle peut également se développer chez les sujets ayant un indice de masse corporelle (IMC); dans la limite du seuil de 25 kg/m2 d’IMC pour les Caucasiens et de 23 kg/m2 pour les Asiatiques , le NAFLD dit allégé ». Ce sous-phénotype de patients NAFLD a été décrit à travers des populations de différentes ethnies, notamment en Asie, mais il peut être diagnostiqué chez 10 à 20 % des Américains et des Caucasiens non obèse. Les mécanismes qui sous-tendent le phénotype « maigre » ne sont pas complètement compris, mais ils peuvent inclure une graisse plus dysfonctionnelle (obésité viscérale, différences dans les adipocytes différenciation et modification de la rotation des lipides), des modifications de la composition corporelle (diminution masse musculaire), un fond génétique. Les sujets minces avec NAFLD présentent un syndrome métabolique plus modéré que les personnes obèses. Néanmoins, ils présentent une prévalence plus élevée d’altérations métaboliques (par exemple, les dyslipidémie, hypertension artérielle, insulinorésistance et diabète) par rapport aux des contrôles sains. Les données relatives à la gravité histologique sont controversées, mais elles peuvent
réalisées le spectre complet des maladies du foie associées à la NASH

NASH : des traitements contre la maladie du « foie gras » tardent à arriver

Elle menace un quart de la population mondiale, dont près de 8 millions de Français. La Nash est en passe de devenir le fléau du siècle. Les médicaments sont très attendus par les hépatologues mais tardent à arriver.

Malbouffe et sédentarité sont les principales responsables de la Nash ou la stéatose hépatique non alcoolique. Surnommée la maladie du Soda, elle est causée par l’accumulation de graisse dans le foie. Cette maladie silencieuse est de plus en plus courante et peut avoir des conséquences dramatiques sur le métabolisme. Avec l’alcool, on considère que la Nash est l’une des causes majeures du cancer du foie.

La stéatose hépatique non alcoolique est particulièrement marquée aux États-Unis où les estimations font état de 35 à 40% de personnes affectées d’un foie gras, dont 12% souffrant d’une véritable Nash. Dans le pays, elle est en passe de devenir la première cause de transplantation hépatique. En France, une récente étude évoqué 18% d’adultes souffrant d’un foie gras (26% des hommes et 11% des femmes), soit près de 8 millions de personnes. « Pour quelques-uns, une fibrose, une cirrhose et un cancer peuvent se développer. Dans une infime proportion certes… mais le nombre de personnes potentiellement concernées est considérable », a révélé le Pr Lawrence Serfaty, hépatologue, lors de la conférence du 13ème congrès du PHC le 13 janvier dernier à Paris.

De nouveaux traitements

Les nouveaux traitements contre la Nash sont attendus. Après des années de recherche, ces médicaments représentent un espoir pour les patients mais aussi pour les spécialistes. « On a les résultats maintenant des premiers médicaments qui n’ont pas une efficacité à 100% mais qui sont déjà intéressants parce qu’ils permettent de diminuer la graisse et l’inflammation dans le foie. Ces médicaments bloquent finalement l’accumulation de graisse, bloquent l’inflammation et évitent la progression vers la cirrhose et vers le cancer », a expliqué le Pr Patrick Marcellin, hépatologue à l’Hôpital Beaujon à Clichy.

Alors que l’efficacité des médicaments spécifiques contre l’inflammation ou la fibrose (acide obéticholique) est très limitée, d’autres médicaments sont annoncés et semblent plus intéressants car ils permettent de réguler le métabolisme des graisses et de l’insuline. Pour améliorer leur efficacité, ces médicaments pourront être utilisés en combinaison. On recommande aussi aux patients d’avoir une alimentation plus seine et de faire du sport. Des habitudes qu’il est nécessaire d’adapter pour développer une bonne hygiène de vie. Diminuer sa consommation de sucres et augmenter son activité physique restent à ce jour le meilleur traitement de la Nash. Une perte pondérale de 10% permet de retrouver un foie sain.