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Le défi de la NASH

NAFLD et la NASH sont des maladies mondiales qui se sont répandus dans de nombreux pays développés. Associées à une mauvaise alimentation et à un mode de vie sédentaire, elles touchent un quart de la population mondiale, dont près d’un quart des adultes européens.

L’épidémie est particulièrement grave aux États-Unis, où l’on estime que 35 à 40 % de la population souffre de stéatose hépatique, dont 12 % de véritable NASH, qui devient la première cause de cirrhose, de cancer  et de transplantation du foie.

De nombreux médicaments sont en cours d’évaluation. Plusieurs médicaments visant à réguler les troubles métaboliques, l’inflammation et/ou la fibrose peuvent être utilisés contre la NASH. Le premier médicament commercialisé par Intercept (acide obeticholique), sera bientôt disponible.

Ces nouveaux médicaments seront probablement utilisés en association pour améliorer leur efficacité. Toutefois, ces traitements ne peuvent à eux seuls résoudre le problème de la NASH. La lutte contre le NASH est avant tout une lutte contre la malbouffe, la sédentarité et le stress. Elle nécessite une approche individualisée ainsi qu’une sensibilisation aux effets néfastes de l’hyperconsommation.

Estimation de la fibrose hépatique par un test sanguin simple: le FIB4

Le Fib-4 est un score simple combinant l’âge, le taux de plaquettes, et les transaminases (ASAT/ALAT), permettant d’évaluer l’état du foie de sorte à identifier les patients sans fibrose des patients avec un risque faible ou plus élevé de fibrose hépatique qui nécessitent une prise en charge               

Dépistage de la fibrose hépatique par un test sanguin simple le FIB4 en médecine générale

Toute inflammation chronique du foie génère une fibrose qui peut évoluer vers la cirrhose et le cancer du foie. La prévention de la cirrhose passe par un dépistage précoce de la fibrose hépatique et représente le défi des années à venir. Ce dépistage repose en première ligne sur le médecin généraliste (MG). Le FIB4 un est un test sanguin de fibrose extrêmement simple, basé sur l’âge et sur des variables usuelles (taux de plaquettes et de transaminases) qui permet de dépister une fibrose hépatique.

Les objectifs de ce travail coordonné par le Réseau ville hôpital Hépatite C Cote d’Azur furent  1) de mesurer la prévalence d’une fibrose hépatique significative par le score FIB-4 chez les adultes consultant en médecine générale  2) de comparer ce test à deux autres tests sanguins de fibrose plus sophistiqués mais plus onéreux NAFLD Fibrosis score (NFS) et Fibromètre (FM)  3) de définir le lien entre les scores de fibrose et des principaux facteurs de risque hépatique : surpoids, diabète de type2, consommation d’alcool  4) de décrire les causes d’une éventuelle atteinte hépatique.

Méthodes : Pendant 6 mois, 34 MG des Alpes Maritimes ont proposé à tous leurs patients adultes, sans pathologie hépatique connue, un dépistage de la fibrose hépatique par un prélèvement sanguin permettant de calculer le FIB4 et les 2 autres scores de fibrose (NFS et FM)

Résultats : Parmi les 2121 patients inclus, 61% étaient des hommes. L’âge moyen des patients était de 62 ans, 39 % avaient un surpoids défini par un IMC >25, 13% une consommation d’alcool de plus de 100g /sem., 10% un diabète et 29% une HTA. La prévalence d’une fibrose hépatique significative :   reconnue par le FIB4 en fonction de l’âge était de 19.1%. Par comparaison, cette prévalence était de 16.8% par le score NFS et 8.2% par le score Fibromètre. Une corrélation significative était retrouvée entre la positivité des 3 tests FIB4, NFS et Fibromètre. Confrontés à un test FIB-4 positif les MGs ont reconsidéré une cause éventuelle de l’atteinte hépatique présente dans 2/3 des cas : stéatopathie métabolique : 97 cas, alcoolique :48 cas, stéatopathie + alcool :24, autre : 24 cas.

Conclusion : Une fibrose hépatique est repérée par le test FIB-4 chez 19% des patients, sans pathologie hépatique connue, qui ont consulté en médecine générale. La mise en évidence d’une fibrose significative par un test sanguin tres simple a permis au MG de suspecter une maladie chronique du foie et de définir sa cause dans 2/3 des cas. Ce travail montre l’intérêt du test FIB-4 dans le dépistage de la fibrose en population générale. Ce score peut être généré automatiquement par le laboratoire d’analyse médicale dès lors que les ALAT/ASAT et plaquettes sont demandées et permettre ainsi au médecin de dépister, de confirmer l’existence d’une fibrose hépatique et de prendre en charge la maladie chronique du foie ainsi reconnue avant le développement de complications

NASH du sujet mince

La stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD) est généralement associée à l’obésité et elle peut également se développer chez les sujets ayant un indice de masse corporelle (IMC); dans la limite du seuil de 25 kg/m2 d’IMC pour les Caucasiens et de 23 kg/m2 pour les Asiatiques , le NAFLD dit allégé ». Ce sous-phénotype de patients NAFLD a été décrit à travers des populations de différentes ethnies, notamment en Asie, mais il peut être diagnostiqué chez 10 à 20 % des Américains et des Caucasiens non obèse. Les mécanismes qui sous-tendent le phénotype « maigre » ne sont pas complètement compris, mais ils peuvent inclure une graisse plus dysfonctionnelle (obésité viscérale, différences dans les adipocytes différenciation et modification de la rotation des lipides), des modifications de la composition corporelle (diminution masse musculaire), un fond génétique. Les sujets minces avec NAFLD présentent un syndrome métabolique plus modéré que les personnes obèses. Néanmoins, ils présentent une prévalence plus élevée d’altérations métaboliques (par exemple, les dyslipidémie, hypertension artérielle, insulinorésistance et diabète) par rapport aux des contrôles sains. Les données relatives à la gravité histologique sont controversées, mais elles peuvent
réalisées le spectre complet des maladies du foie associées à la NASH

NASH : des traitements contre la maladie du « foie gras » tardent à arriver

Elle menace un quart de la population mondiale, dont près de 8 millions de Français. La Nash est en passe de devenir le fléau du siècle. Les médicaments sont très attendus par les hépatologues mais tardent à arriver.

Malbouffe et sédentarité sont les principales responsables de la Nash ou la stéatose hépatique non alcoolique. Surnommée la maladie du Soda, elle est causée par l’accumulation de graisse dans le foie. Cette maladie silencieuse est de plus en plus courante et peut avoir des conséquences dramatiques sur le métabolisme. Avec l’alcool, on considère que la Nash est l’une des causes majeures du cancer du foie.

La stéatose hépatique non alcoolique est particulièrement marquée aux États-Unis où les estimations font état de 35 à 40% de personnes affectées d’un foie gras, dont 12% souffrant d’une véritable Nash. Dans le pays, elle est en passe de devenir la première cause de transplantation hépatique. En France, une récente étude évoqué 18% d’adultes souffrant d’un foie gras (26% des hommes et 11% des femmes), soit près de 8 millions de personnes. « Pour quelques-uns, une fibrose, une cirrhose et un cancer peuvent se développer. Dans une infime proportion certes… mais le nombre de personnes potentiellement concernées est considérable », a révélé le Pr Lawrence Serfaty, hépatologue, lors de la conférence du 13ème congrès du PHC le 13 janvier dernier à Paris.

De nouveaux traitements

Les nouveaux traitements contre la Nash sont attendus. Après des années de recherche, ces médicaments représentent un espoir pour les patients mais aussi pour les spécialistes. « On a les résultats maintenant des premiers médicaments qui n’ont pas une efficacité à 100% mais qui sont déjà intéressants parce qu’ils permettent de diminuer la graisse et l’inflammation dans le foie. Ces médicaments bloquent finalement l’accumulation de graisse, bloquent l’inflammation et évitent la progression vers la cirrhose et vers le cancer », a expliqué le Pr Patrick Marcellin, hépatologue à l’Hôpital Beaujon à Clichy.

Alors que l’efficacité des médicaments spécifiques contre l’inflammation ou la fibrose (acide obéticholique) est très limitée, d’autres médicaments sont annoncés et semblent plus intéressants car ils permettent de réguler le métabolisme des graisses et de l’insuline. Pour améliorer leur efficacité, ces médicaments pourront être utilisés en combinaison. On recommande aussi aux patients d’avoir une alimentation plus seine et de faire du sport. Des habitudes qu’il est nécessaire d’adapter pour développer une bonne hygiène de vie. Diminuer sa consommation de sucres et augmenter son activité physique restent à ce jour le meilleur traitement de la Nash. Une perte pondérale de 10% permet de retrouver un foie sain.

HÉPATITE C : Le début d’un traitement universel fixé par arrêté en 2016

Le Journal Officiel a fixé la première étape du traitement universel de l’hépatite C ce 11 juin. Cette initiative fait écho à l’annonce de Marisol Touraine lors de la journée de lutte contre les hépatites au ministère de la santé.

Le 25 mai dernier, la ministre de la santé annonçait l’accès universel du traitement de l’hépatite C. Suite à cette décision, un arrêté publié au Journal Officiel du 11 juin a fixé la première étape du traitement pour tous.

Autrefois limité aux malades les plus sévèrement atteints, le traitement peut être aujourd’hui prescrit dès le stade de fibrose hépatique moyen F2 et quelque soit ce stade en cas d’infection par un génotype 3, d’attente ou de transplantation d’organe, d’hémodialyse, de manifestations extra-hépatiques du virus de l’hépatite C.

Le traitement peut aussi être prescrit chez toutes les personnes à risque élevé de transmission du virus telles que les usagers de drogues avec échange de matériel, les détenues, les femmes avec désir de grossesse.
La suite en septembre 2016

L’ouverture à tous les malades quelque soit la gravité de leur infection et les nouvelles modalités de prescription doivent être précisées en septembre 2016. La question du prix du traitement reste également en suspens. Lors de son discours le 25 mai dernier, Marisol Touraine avait demandé la baisse du prix du traitement qui reste à ce jour extrêmement élevé.

L’accompagnement des patients… dans le traitement de l’hépatite C !

Campagne de dépistage

L’accompagnement des patients est primordial dans le traitement de l’Hépatite C. Le travailleur social prend une place importante dans l’éducation thérapeutique à la période pré-thérapeutique notamment pour une évaluation sociale et pour l’accès au droits sociaux.

HÉPATITE C – Claudine G : « Le dépistage m’a sauvé la vie »

« LA CAMPAGNE DE DÉPISTAGE M’A SAUVÉE LA VIE »

Claudine G, une niçoise de 66 ans, a été guérie de l’hépatite C après plusieurs mois de traitement. Dépistée à temps grâce à la campagne Stop aux hépatites B, C et au VIH, elle a accepté de se confier sur son parcours. Témoignage.


– Comment avez-vous appris que vous aviez l’hépatite C ?


Je me plaignais d’être très fatiguée. Mon médecin traitant m’a alors recommandé de faire des analyses comprenant la recherche du virus de l’hépatite C. Une fois le test réalisé, j’ai appris que j’étais porteuse de cette maladie.– Est-ce que vous aviez des symptômes ?
Je ne me doutais pas du tout que j’avais l’hépatite C. Je n’avais pas de symptômes à part une fatigue chronique. Il est fort probable que cette hépatite soit la conséquence d’une transfusion sanguine dans les années 80.

– Pensez-vous que la campagne a joué un rôle déterminant dans votre dépistage ?

J’ai suivi la campagne Stop aux hépatites B, C et au VIH depuis le début. Ce qui a été déterminant dans mon histoire est que mon médecin traitant a été informé par les affiches de la campagne. Après avoir réalisé des analyses, il m’a orienté vers un spécialiste. C’est donc grâce à la campagne que j’ai été dépistée à temps. Je pense que ça m’a sauvé la vie…

– Vous êtes aujourd’hui guérie. Comment s’est déroulé votre traitement ?


Mon traitement n’a pas été long, ni compliqué. On m’a prescrit l’un des nouveaux médicaments. Je suis allée le chercher à l’hôpital et j’ai pris ces cachets pendant 3 mois. J’ai été suivie du début à la fin par mon médecin. Tous les mois, j’avais des analyses à faire. 

– Quel regard portez-vous sur votre parcours ?


Je suis très heureuse d’être guérie. Ça me fait un plaisir fou et je me sens revivre. Je suis une personne très optimiste. De ce fait, je n’ai jamais baissé les bras.  

– Avez-vous des conseils à donner pour inciter les gens à se faire dépister ?


J’ai recommandé à tous les personnes que je connais de se faire dépister très rapidement car maintenant on peut guérir. Il faut donc faire le test le plus tôt possible. Je n’ai qu’une chose à dire : Faites-vous dépister au moins une fois dans votre vie !

– Est-ce que vous avez parlé avec d’autres patients porteurs de la maladie ?


J’ai rencontré un monsieur qui avait la maladie depuis plusieurs années. Il avait été stabilisé il y a 20 ans mais sa vie a été fortement chamboulée. Pour ma part, j’ai tenté de garder une vie sociale et je ne me suis pas renfermée sur moi-même.

– On prévoit la fin de l’hépatite d’ici 2025, pensez-vous que les choses ont beaucoup évoluées ces dernières années ?


C’est miraculeux que des médicaments existent et peuvent soigner l’hépatite C. Être dans un pays où des spécialistes prennent le relais et sont performants, c’est tout simplement merveilleux. Par contre, quand j’ai appris le prix des traitements, j’ai été indignée. Il faut vraiment que les choses progressent de ce côté-là… 

Léa Ouzan 

Crédit Photo : Inserm

Vers l’éradication de l’hépatite C

OÙ EN SOMMES-NOUS AUJOURD’HUI ?

Le département des Alpes-Maritimes s’est fixé un objectif : éliminer l’hépatite C d’ici 2023 ! Découvert en 1989, le virus infecte actuellement en France environ 130 000 personnes dont 75 000 ne savent pas qu’ils sont porteurs.

L’hépatite C est une maladie virale s’attaquant aux cellules du foie. Elle est responsable de 70% des maladies de foie et elle peut évoluer à la longue en cirrhoses et cancers du foie. Elle est la seule maladie virale chronique à pouvoir être guérie grâce à un traitement médicamenteux.

Une maladie silencieuse qui concerne tout le monde
La maladie est dite « silencieuse », car elle ne donne pas de symptôme hors mis une fatigue dans certains cas.
Pour l’association RHECCA, le dépistage systématique au moins une fois dans sa vie ,pour les trois virus hépatite B, C et VIH de tous les adultes du département des Alpes Maritimes permettrait une prise en charge rapide à fin d’éliminer le virus de l’Hépatite C et le VIH.
Le dépistage avec une simple prise de sang
Guérir de l’hépatite C
Les chiffres en France :
– Entre 3 et 5 000 nouveaux cas se déclarent chaque année. 
L’hépatite tue 2600 personnes chaque année.– Elle est responsable de 70% des maladies de foies.– Devenue cause de santé publique, elle pourrait disparaître des alpes Maritimes et de France en 3 à 5 ansCette maladie peut toucher tout le monde

Elle se transmet par le sang, une quantité infime suffit, la contamination se fait sans que l’on s’en rende compte.

Une simple prise de sang dans n’importe quel laboratoire suffit, la prescription doit être faite par un médecin. Il faudrait faire cette analyse au moins une fois dans sa vie l’hépatite C, l’hépatite B et le VIH .
Il existe des médicaments qui permettent de guérir l’hépatite C en une prise par jour pendant 2 à 3 mois et sans effet secondaire.

– Déjà 60 000 personnes ont guéris de l’hépatite C.

HÉPATITE C : La guerre des prix a commencé

Le groupe américain Merck a négocié avec les autorités françaises un prix de 40  % inférieur pour son produit concurrent à celui de Gilead. Une stratégie déployée à l’échelle mondiale.Après des années de controverse sur le coût des traitements de l’hépatite C, le marché est sur le point de subir une guerre des prix. En effet, le laboratoire Merck, qui arrive en troisième position sur le marché très convoité de l’hépatite C, a choisi de « casser les prix » pour son médicament le Zepatier.

Affichant un prix inférieur de 40 % à celui du Harvoni de Gilead et 30% par le Viekirax Exviera d’Abbvie pour des performances comparables pour les sous types de virus 1 et 4 qui infectent 70 % des malades en France, ce médicament apparaît comme un concurrent sérieux. « Avec ce prix, nous allons contribuer à élargir la prise en charge des malades et à éliminer la maladie », a déclaré Cyril Schiever président de MSD France dans les colonnes des Echos. En effet, le Zepatier a obtenu en date du 5 janvier 2017 une autorisation de mise sur le marché de tous les malades de génotype 1 et 4, première pas vers le traitement universel de l’hépatite C.Un prix nettement inférieur
Le traitement contre le VHC de MSD, le Zepatier (elbasvir : 50 mg grazoprevir : 100 mg) a reçu également l’approbation de la Food and Drug Administration aux Etats-Unis. Le prix fixé  pour 12 semaines de traitement est de28 732 euros.D’une efficacité comparable à celle Harvoni et en une seule prise (contre 2 pour le traitement proposé par Abbvie), le Zepatier avec ce prix et pour tous les malades risque de véritablement changer la donne sur le marché. De son côté, la ministre de la Santé Marisol Touraine avait salué en décembre dernier dans un communiqué une baisse de prix « significative » avec Zepatier, et avait rappelé avoir demandé au Comité économique des produits de santé (CEPS) de mener une négociation « extrêmement ferme » avec les laboratoires sur le coût des traitements de l’hépatite.  

Cette négociation est en cours et pourrait aboutir à la diminution du prix de tous les traitements.

La dépistage des hépatites devient universel…

L’efficacité quasi constante et la très bonne tolérance des AAD actuellement disponibles impliquent un renforcement du dépistage afin qu’un maximum de personnes puissent bénéficier de ces traitements. À ce jour, il reste en France environ 75 000 personnes infectées par le VHC non encore dépistées.
Le dépistage ciblé de l’hépatite C chez les personnes qui présentent un ou plusieurs facteurs de risque est recommandé en France depuis de nombreuses années. Il doit être poursuivi.

Cependant, cette stratégie n’a pas suffi pour dépister l’ensemble des sujets infectés, notamment du fait de l’absence de facteur de risque de contamination identifié à l’interrogatoire dans 20 à 30 % des cas.

Par ailleurs, du fait de la prévalence relativement faible en population générale de l’hépatite C, telle qu’un médecin généraliste ne suive en moyenne que trois patients infectés par le VHC (sur une file active totale de 800 patients en moyenne), l’expérience de cette affection par le médecin généraliste est souvent réduite.

En outre, la recherche de facteurs de risque d’infection par le VHC par le médecin généraliste peut être mise en défaut, soit par manque de temps, soit par difficulté à aborder certains facteurs de risque avec les patients. Ces difficultés peuvent également concerner les patients eux-mêmes qui peuvent méconnaître les facteurs de risque, ne pas se sentir concernés ou peuvent avoir oublié ou refoulé certaines pratiques à risque (en particulier lorsque ces pratiques sont anciennes et/ou ont été ponctuelles).

Par crainte de stigmatisation ou par inquiétude quant au respect du secret médical, certains patients peuvent enfin éprouver des réticences à évoquer avec leur médecin traitant (parfois de famille), certaines pratiques à risque, notamment des pratiques d’usage de drogues ou des pratiques sexuelles à risque. Des études ont aussi mis en évidence le fait que les hépatites ne sont pas perçues comme des préoccupations fortes de santé des français et que les modes de transmission étaient mal connus .
Afin d’accroître la prise de conscience générale, une information par des affiches, des dépliants ou la télévision dans les salles d’attente des médecins est en outre à développer. 

En complément du dépistage ciblé sur les facteurs de risque, le rapport 2014 recommandait que soit mis en place un dépistage systématique du VHC (associé à celui du VHB et du VIH) chez les hommes de 18 à 60 ans, au moins une fois dans leur vie, et chez les femmes, lors du premier trimestre d’une grossesse. Avec l’évolution récente des traitements et la décision prise que chaque personne infectée par le VHC puisse être traitée, le présent rapport recommande d’élargir la proposition de dépistage systématique à tous les adultes quel que soit leur sexe.

Cette recommandation repose sur une analyse récente qui, en tenant compte de l’efficacité et la tolérance des traitements actuels anti-VHC et en considérant la possibilité de traiter quel que soit le stade de fibrose, a montré que le dépistage des adultes en population générale était plus efficace que le dépistage des hommes uniquement et qu’il était coût-efficace (Deuffic-Burban S. et al. Cost-effectiveness of screening strategy of hepatitis C in France : it is time to change recommendations.

Accepté pour présentation à la prochaine réunion de l’AASLD, Boston, novembre 2016). Cela résulte notamment du fait que le ratio coût-efficacité d’une stratégie de dépistage est fortement lié au stade de la maladie au moment de l’initiation du traitement. Ainsi, le dépistage des adultes en population générale apparaît particulièrement coût-efficace si le traitement anti-VHC est débuté à un stade précoce de l’infection et il ne l’est plus si le traitement est débuté à des stades avancés de fibrose :  

Cette efficience serait en outre supérieure en prenant en compte la réduction consécutive du risque de transmission du VHC à d’autres personnes. Ces constations accréditent très fortement les propositions récentes de nos autorités de santé permettant un traitement universel de l’infection à VHC quel que soit le stade de fibrose.

Tenant compte de ces résultats et constats, il est recommandé que le dépistage de l’infection par le VHC soit réalisé dès 2017 chez l’ensemble des adultes n’ayant jamais été dépistés. Les effets de cette modalité nouvelle devront être évalués. Ce dépistage universel pourrait être assuré par les médecins généralistes et les structures intervenant dans les actions de dépistage de premier recours : centres d’examen de santé, centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD), centres de planning familial, centres d’accueil de migrants, centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA), centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour les usagers de drogues (CAARUD…), voire services d’urgence. Ce dépistage universel devrait être préparé et accompagné par des campagnes d’information des médecins et du grand public (réseaux sociaux, presse écrite, télévision, radio), avec le concours de « Santé publique France ».

 La proposition d’un dépistage associant VHC, VHB et VIH apparaît enfin comme un élément important pour le développement de la politique de dépistage en France, essentiellement pour trois raisons : (a) les infections à VHC, VHB et VIH ont des similitudes épidémiologiques ; (b) le développement des techniques va permettre de proposer l’utilisation de tests rapides d’orientation diagnostique combinés (tri-TROD)2, 3, 4 ; (c) le dépistage combiné permettra de faciliter l’organisation du dépistage à destination des populations à risque éloignées des structures de soins et notamment en milieu médicosocial et associatif.

Il faut traiter tous les patients !

DANS LE TRAITEMENT DE L’HÉPATITE C

En attendant l’accès au traitement pour tous, il faut traiter tous les patients. Depuis 18 mois, les personnes co-infectées VIH-VHC peuvent accéder au traitement du VHC par les nouveaux antiviraux di- rects (AVD), quel que soit le stade de fibrose, suite à l’avis de la HAS repris dans les arrêtés ministériels. Elles devraient déjà être une « espèce en voie de disparition ». Mais ce n’est pas le cas, beaucoup de patients co-infectés reste à traiter, environ la moitié, et pas tous au stade F0-F1. Dans beaucoup de centres, les patients co-infectés sont toujours traités selon les indications des mono-infectés. Pourquoi ? Qu’attendent leurs médecins ? Les centres agréés de RCP se sont multipliés : l’engorgement n’est plus une excuse.

Alpes-Maritimes : nouveau centre de dépistage du VIH par zone touchée

La lutte contre les infections sexuellement transmissibles (IST) s’intensifie dans les Alpes-Maritimes. Le premier Centre gratuit d’information départemental, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD) vient d’ouvrir à Nice (2, rue Edouard Beri), alors que le département est le deuxième le plus fortement touché par le VIH.En 2015, le nombre de déclarations de séroposivité a augmenté de 20 % dans les Alpes-Martimes, avec 131 nouvelles personnes infectées. C’est la plus forte hausse observée depuis 2003. Face à ce constat, tous les éléments de la lutte contre les IST sont désormais regroupés à un même endroit, de l’information au suivi psychologique en passant par la détection. 

Fusion des différents services « Ce qui est réellement nouveau, c’est l’instauration dans ce centre de la contraception et de la vaccination contre les hépatites B, C et contre le papillomavirus », pointe Isabelle Buchet, responsable du centre. « Cette fusion des structures permet de rendre plus accessible les centres, enjeux majeurs de santé publique », estime Yvan Denion, délégué territorial de l’ARS qui est venu inaugurer ce premier.

Ce GIDD de Nice. Au 2 rue Berri, les Niçois sont accueillis du lundi au vendredi par quatorze personnes dont cinq médecins, trois infirmières et une psychologue : « La personne est d’abord reçue dans un bureau fermé pour faciliter l’échange, raconte Isabelle Buchet. Puis il y a une consultation médicale.

En fonction de l’avis du médecin, une prise de sang ou un Trod (test rapide d’orientation diagnostic du VIH) est réalisé. L’an dernier, dans les centres du conseil départemental, 3 959 tests de dépistage du virus ont été pratiqués et 27 se sont révélés positifs.

L’ Hépatite C bientôt éradiquée ?

Après des années de recherches intensives, le traitement de l’hépatite C a subi une grande évolution. En effet, l’hépatite C pourrait être éradiquée dans quelques années. Mais malgré une avancée fulgurante dans le traitement de la maladie, des problèmes subsistent.

Depuis de nombreuses années, les médecins ont un objectif : Eradiquer l’hépatite C. Un objectif qui pourrait très bientôt être atteint puisque les traitements permettent aujourd’hui la guérison de tous les patients. Les médicaments disponibles sont tous administrés par la bouche, souvent en une seule prise, pendant 3 mois et n’ont pas d’effets indésirables. Ils sont d’une efficacité inégalée, avec des taux de guérison de 95 à 100%.
On estime d’ailleurs que l’hépatite C pourrait être éradiquée d’ici 5 à 10 ans en France.

Il faudrait pour cela accéder à un dépistage plus large et universel car c’est une maladie silencieuse. C’est ce qui a été fait depuis novembre 2015 dans le département des Alpes Maritimes par des campagnes d’informations du grand public et des médecins sur l’intérêt d’un dépistage systématique des hépatites B et C et du VIH.

Le prix exorbitant des nouveaux traitements 

Toutefois malgré les progrès effectués ces deux dernières années, un problème subsiste : le prix exorbitant de ces nouveaux médicaments (46 000 euros pour 12 semaines de traitement). De ce fait, ces traitements innovants n’ont pu être attribués à tous les malades. En raison de leur cout très élevé, la première étape a été de prioriser en France, l’accès de ces médicaments aux malades les plus sévèrement atteints.

Dans cette logique de priorisation, le traitement a été proposé aux malades les plus graves. L’étape suivante serait d’élargir les indications, indépendamment la gravité de la maladie hépatique à tous les patients. Il n’y aucun argument médical pour refuser à un patient un traitement efficace et sans effet indésirable majeur.

L’hépatite C est une maladie chronique, qui doit être traitée comme toute autre maladie infectieuse. L’accès à un traitement universel est un objectif qui avec l’intensification du dépistage devrait conduire à court terme à la disparition de l’épidémie d’hépatite C. 

2015 : + 20% de VIH en PACA…

a région PACA reste une zone très touchée par le VIH. On constate une augmentation de 20% de déclarations de séropositivité en 2015

HÉPATITE C : 2017, année de l’accès universel aux traitements

L’impensable est arrivé. Depuis le printemps, tous les patients avec une hépatite C dépistée ont désormais accès à un traitement de leur infection virale, quel que soit le degré d’atteinte hépatique.

« L’accès universel au traitement de l’hépatite C est l’événement majeur de 2017, un progrès extraordinaire », s’émeut le Pr Christophe Hézode, hépatologue à l’hôpital Henri Mondor, Créteil.
Traiter tous les patients doit permettre d’éradiquer la maladie (objectif de l’OMS en 2030), cette maladie virale responsable d’atteintes hépatiques et extra-hépatiques, pressentie comme nouveau facteur de risque cardiovasculaire (1). Avec l’accès universel, la baisse du prix du traitement est significative : 45 000 euros il y a peu, 28 000 euros aujourd’hui pour un traitement de 12 semaines.

Des stratégies de traitement simplifiées

Le deuxième événement majeur de l’année est l’arrivée de la première stratégie pan-génotypique avec activité antivirale sur tous les génotypes en 12 semaines (Epclusa, association sofosbuvir/velpatasvir).
Cette stratégie assure plus de 95 % de guérison que le patient ait ou non une cirrhose, soit naïf de traitement ou en échec d’interféron pégylé/ribavirine. « Le schéma thérapeutique est simplifié : 1 cp/jour pour tout le monde et 12 semaines pour tout le monde », explique le Pr Hézode, précisant que cette stratégie pourrait remettre en question l’intérêt du génotypage systématique.

Et les patients les plus sévères, avec cirrhose décompensée ?
« C’est la seule indication de la ribavirine : Epclusa, associé à la ribavirine assure en 12 semaines 85 à 96 % de guérison, taux les plus élevés jamais observés dans un essai thérapeutique chez ces patients sévères », note le spécialiste.

Une deuxième stratégie pan-génotypique (Maviret, glecaprevir/pibrentasvir) était disponible dans le cadre d’une ATU en cas d’impasse thérapeutique. L’AMM est attendue début 2018. « Nous aurons alors 2 stratégies pan-génotypiques (inhibiteur de la protéase/inhibiteur de NS5A) : Epclusa (sofosbuvir/velpatasvir) et Maviret (glecaprevir/pibrentasvir). Maviret (3 comprimés en 1 prise/j) traitera en 8 semaines les patients sans cirrhose, et 12 semaines ceux avec cirrhose », poursuit-il.

Une troisième molécule en ATU, le voxilaprevir (un inhibiteur de la protéase), associée au sofosbuvir/velpatasvir (VESOVI, 1 comprimé/jour), sera réservée aux échecs d’un premier traitement par antiviraux oraux. Cette stratégie guérit 95 % des patients (quels que soient le génotype et le degré d’atteinte hépatique).

Vers une prescription universelle

L’épidémiologie a changé. Les patients sévères ou en échec thérapeutique ont été largement traités au cours des dernières années. Le traitement universel a signé la fin des réunions de concertation (RCP) obligatoires.
Les RCP sont réservées aux échecs des antiviraux directs, co-infections VIH ou VHB, insuffisances rénales, …).
En 2016-2017, 80 % des patients sont naïfs de traitement et n’ont pas de cirrhose. La prescription (essentiellement hospitalière, réservée aux hépato-gastro-entérologues et infectiologues) doit s’élargir : « La question d’une prescription universelle se pose. Avec la fin des RCP obligatoires et des patients plus faciles à traiter, tout médecin devrait pouvoir prescrire ces traitements », avance le Pr Hézode.

En Australie, la prescription par tous a amélioré le dépistage et le nombre de patients traités. Dans les centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues CAARUD, centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie CSAPA, prisons et centres d’accueil des migrants, une réorganisation s’impose. Plutôt que d’envoyer ces populations précaires vulnérables chercher le traitement à l’hôpital, l’idée d’une prise en charge intégrée dans une unité de temps et de lieu émerge : dépistage par TROD, prescription par le médecin du centre, traitements disponibles en officine.

Recontacter, dépister et surveiller après traitement

Reste à recontacter les patients VHC+ perdus de vue car antérieurement non éligibles aux traitements, pour les traiter (fouiller dans les dossiers) et à résoudre la question du dépistage : sur facteur de risque, populationnel ou sur l’ensemble de la population ?

L’épidémie VHC cachée concernerait 70 000 patients qui s’ignorent, infectés dans les années 1980 (chirurgie, réanimation, drogue, transfusion). Pour les repérer il faut interroger, fouiller dans les dossiers, faire preuve d’inventivité (la campagne d’affichage sur les bus et trams dans les Alpes maritimes a boosté le dépistage) et idéalement s’appuyer sur une initiative nationale.

En cas de fibrose sévère ou de cirrhose, l’éradication du VHC n’élimine pas le risque de carcinome hépatocellulaire. Surveiller les patients comme le lait sur le feu par échographie hépatique tous les 6 mois. Redoubler de vigilance en cas de diabète (facteur de risque identifié). Le taux de réinfection de populations avec comportements à risque pose problème surtout chez les hommes ayant du sexe avec les hommes (25 %) – le traitement simplifié n’incite pas à modifier les comportements -, moins chez les usagers de drogue (3 à 5 % à 3 ans).

Stop aux hépatites B, C et aux VIH…

VERS UN TRAITEMENT UNIVERSEL DE L’HÉPATITE C !

« Stop aux hépatites et au VIH » est une campagne de sensibilisation au dépistage des hépatites C et B et du VIH qui a été mis en place depuis novembre 2015 dans le département des Alpes Maritimes. Elle entre maintenant dans sa deuxième phase. Arrières de bus, tramway, panneaux publics et page Facebook affichent ce message « Stop aux hépatites et au VIH »  
Le dépistage ciblé de ces infections en fonction de facteurs de risque a vécu. Il reste toujours d’actualité mais a montré ses limites. Place maintenant à un dépistage plus systématique en population générale. 
Depuis 2010, la HAS (Haute autorité de santé) a recommandé un dépistage systématique du VIH chez toute personne consultant en médecine générale en dehors de facteurs de risque. En 2014, une recommandation de dépistage systématique des hépatites B et C a été faite pour tous les hommes et  les femmes enceintes. Il a été recommandé de dépister en même temps les trois virus, VIH, VHB, VHC au moins une fois dans sa vie, si cela n’a pas été réalisé auparavant. « Faites-vous dépister au moins une fois pour les 3 virus »
L’objectif du réseau ville hôpital hépatite C Cote d’Azur en partenariat avec le COREVIH est de faire connaître ce message au grand public et de faciliter le travail des médecins :  » Faites-vous dépister au moins une fois pour les 3 virus ». Tel est le slogan de cette campagne. 
Ce dépistage est d’autant plus important que des traitements efficaces existent pour ces trois infections souvent silencieuses. Le traitement très précoce de l’infection par le VIH permet de réduire la constitution de réservoir du virus et d’enrayer la propagation de l’épidémie qui reste toujours au même niveau dans notre pays avec environ 6000 nouveaux cas par an. Il est indiqué maintenant chez tous les malades VIH séropositifs.
Alors que l’éventail des nouveaux  médicaments contre l’hépatite C permet  d’envisager la guérison de tous les malades, ce traitement est toujours limité, en raison de son cout très élevé (de l’ordre de 46 000 euros les 12 semaines) aux formes les plus sévères. Le discours de la ministre Marisol Touraine  Marisol Touraine a déclaré ce jour lors de la journée national de lutte contre les hépatites un accès universel à court terme au traitement de l’hépatite C et en priorité aux populations les plus vulnérables ainsi que la baisse des prix du traitement  « il en va de notre crédibilité d’engagement » a déclaré le ministre de la santé. 
Elle a rappelée l’importance du dépistage et la publication imminente d’un décret autorisant l’utilisation des tests rapides (TROD) du  VHC.  L’accès universel au traitement de l’hépatite C est en marche, bien que sa date reste à préciser mais le dépistage de tous les malades qui s’ignorent est un enjeu majeur permettant d’espérer d’ici 5 ans la fin de l’épidémie hépatite C.Par h06Share this postShare on FacebookShare on TwitterShare on PinterestShare on WhatsAppShare on LinkedIn

HÉPATITE C : Abbvie baisse les prix des traitements

Le laboratoire AbbVie et le Comité économique des produits de santé (CEPS) sont parvenus à un accord sur le nouveau prix des traitements oraux directs Viekirax et Exviera. 
La concurrence fait rage sur le marché de l’hépatite C. C’est au tour d’AbbVie de baisser les prix de ses médicaments Viekirax et Exviera après le laboratoire Merck, qui a négocié avec les autorités françaises un prix de 40 % inférieur pour le Zepatier, son traitement contre l’hépatite C.

En effet, le laboratoire américain a annoncé ce vendredi 27 janvier, avoir « conclu un nouvel accord avec le Comité économique des produits de santé [CEPS] pour rendre accessibles Viekirax et Exviera ».
Les tarifs de ces traitements destinés aux patients atteints par le virus de génotype 1 passent de 42 000 à 28 730 euros pour douze semaines de traitements ; ceux du traitement propre aux malades de type G4 atteignent 26 432 euros pour douze semaines, contre 39 000 auparavant. Soit environ 32 % de baisse. Cette baisse de prix est le fruit des négociations annoncées au début du mois entre le CEPS et la firme pharmaceutique.

Exviera et Viekirax peuvent désormais être prescrits à tous les patients

Ce nouveau prix s’accompagne d’une modification des conditions de prescriptions de ces deux médicaments, publiée ce vendredi au « Journal officiel ». Exviera et Viekirax peuvent désormais être prescrits à tous les patients souffrant d’hépatite C, quel que soit leur stade de fibrose.

AbbVie est le deuxième laboratoire, après MSD, à voir son traitement oral de l’hépatite C ouvert à l’ensemble des patients.

Le 5 janvier dernier, le médicament Zepatier (elbasvir/grazoprevir) devenait en effet le premier traitement oral à action directe contre l’hépatite C à ne pouvoir être prescrit qu’aux patients ayant un stade de fibrose F2 ou supérieur. Zepatier reste par ailleurs à ce jour le traitement le moins cher, avec 24 732 euros pour 12 semaines de traitement. 

Crédit Photo : Twitter AFEF